mai 29, 2026

Points à retenir :
- Les marchés boursiers ont progressé en mai, menés par des sociétés affichant une forte croissance des bénéfices et une exposition directe au cycle des investissements en intelligence artificielle (IA).
- L’IA est demeurée le principal facteur de rendement, mais la participation s’est élargie au-delà des sociétés technologiques à très grande capitalisation, les actions des marchés émergents ayant mené le bal en mai et depuis le début de l’année.
- L’incertitude entourant l’inflation s’est accrue tout au long du mois, ce qui rend la trajectoire des taux directeurs moins claire et fait grimper les taux obligataires.
Les marchés boursiers ont connu un autre mois positif en mai, poursuivant sur leur lancée de cette année. Les investisseurs ont continué de privilégier les sociétés qui affichent la plus forte croissance des bénéfices, en particulier celles liées au cycle des investissements en intelligence artificielle. Le rendement à long terme des dépenses liées à l’IA demeure un débat important. Plus tôt cette année, les préoccupations concernant la hausse des dépenses en immobilisations ont pesé sur de nombreux titres liés à l’IA. Pour l’instant, la demande de calcul continue toutefois de dépasser l’offre disponible, ce qui soutient les prix élevés et l’excellente croissance des bénéfices de plusieurs entreprises liées à l’IA.

Excellent rendement d’un plus grand nombre de sociétés liées au thème de l’IA
Même si l’IA est demeurée le thème dominant du marché en mai, les sociétés qui profitent du cycle des investissements en IA ont continué à devenir plus nombreuses. Plus tôt dans le cycle, les rendements étaient concentrés dans un petit nombre de sociétés technologiques américaines à très grande capitalisation. Plus récemment, les investisseurs ont récompensé un plus grand nombre d’entreprises liées au déploiement physique de l’IA, notamment celles des segments suivants : semi-conducteurs, mémoire, réseaux, infrastructures électriques et fabrication de matériel de refroidissement et de matériel informatique.

Il s’agit d’une distinction importante. Les meneurs du marché sont devenus moins nombreux parce que l’IA génère une grande part des rendements, mais les occasions liées à l’IA elle-même se sont élargies au-delà des plateformes technologiques les plus grandes. Cela a également soutenu les actions des marchés émergents qui ont dominé les marchés mondiaux en mai et qui demeurent parmi les plus performantes depuis le début de l’année. De nombreuses sociétés des marchés émergents sont au cœur de la chaîne d’approvisionnement mondiale de l’IA grâce à la fabrication de semi-conducteurs, à la production de mémoire et au matériel technologique. À mesure que les investissements en IA passent des logiciels aux modèles d’infrastructures physiques, les avantages économiques profitent davantage aux régions et aux sociétés qui fournissent les composantes nécessaires pour soutenir le déploiement.
Pour les investisseurs, le point important est que l’exposition à l’IA ne se limite plus aux placements dans les plus grandes sociétés technologiques américaines. Le déploiement crée des occasions dans l’ensemble des régions, des industries et des segments de la chaîne d’approvisionnement.
La hausse des taux obligataires complique la remontée
L’inflation est revenue au centre des préoccupations en mai. Même si les marchés boursiers ont poursuivi leur ascension, les investisseurs sont devenus moins convaincus que l’inflation diminuerait sans heurts ou que les banques centrales seraient en mesure de réduire leurs taux directeurs à court terme. Cette incertitude a fait grimper les taux obligataires, ce qui a créé un contexte plus difficile pour les segments du marché sensibles aux taux d’intérêt.
Le point important n’est pas seulement l’augmentation des taux, mais le fait que le marché est désormais moins certain de ce qui s’en vient. Lorsque l’inflation est incertaine, les taux d’intérêt sont plus difficiles à prévoir et les investisseurs exigent une plus grande compensation pour détenir des obligations à long terme. Cette situation a pesé sur des secteurs comme les services aux collectivités, l’immobilier et le logement, tandis que les sociétés affichant une forte croissance des bénéfices et des facteurs de croissance plus clairs ont continué d’attirer des capitaux. Autrement dit, la hausse des taux n’a pas freiné la remontée, mais elle a rendu le marché plus sélectif.
En conclusion
Le mois de mai a été favorable pour les marchés, mais le message sous-jacent a été plus nuancé que le laissent croire les données sur le rendement. L’IA demeure le principal facteur de rendement des actions, et les occasions s’élargissent à mesure que le déploiement s’étend aux semi-conducteurs, à l’électricité, aux infrastructures et aux chaînes d’approvisionnement des marchés émergents.
Parallèlement, l’incertitude entourant l’inflation et la hausse des taux obligataires rendent les marchés plus sélectifs. Nous voyons toujours des occasions, en particulier pour les sociétés qui profitent d’une solide croissance des bénéfices et du cycle des investissements en IA, mais des taux de rendement plus élevés et un plus petit nombre de meneurs militent en faveur d’un équilibre, d’une sélectivité et de portefeuilles construits en fonction d’un large éventail de résultats du marché.