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Revue hebdomadaire des marchés - Le conflit au Moyen-Orient et ses répercussions sur les marchés

mars 06, 2026

Points à retenir :

  • La durée du conflit – et non les manchettes – déterminera l’impact sur les marchés
  • Pour les marchés, la question cruciale est de savoir si la hausse des prix du pétrole se traduit par des pressions inflationnistes soutenues.
  • Nos portefeuilles sont positionnés pour résister à la  volatilité et sont construits en fonction d’un éventail de résultats

Le conflit au Moyen-Orient est très préoccupant d’un point de vue humanitaire. Du point de vue des marchés, la volatilité a augmenté, car les investisseurs évaluent les conséquences économiques potentielles. La principale question est toutefois de savoir si le conflit modifie de façon importante les perspectives économiques mondiales. Jusqu’à maintenant, les conséquences économiques pourraient être moins graves que la réaction initiale des marchés. Si cela demeure le cas, nous nous attendons à ce que la volatilité diminue au cours des prochaines semaines.

Les prix de l’énergie ont été la plus forte variation du marché. Le prix du pétrole a fortement augmenté, en raison des préoccupations liées aux perturbations de l’offre. Parallèlement, le dollar américain s’est raffermi temporairement, car les investisseurs recherchent la sécurité. Les marchés boursiers ont reculé, en particulier dans les secteurs sensibles au ralentissement de la croissance et à la hausse de l’inflation. Soulignons que les obligations ont aussi reculé. Cette baisse simultanée des actions et des obligations a été observée à maintes reprises ces dernières années lorsque l’inflation est devenue la principale préoccupation.

 

Les répercussions sur le marché dépendront de la durée du conflit

Il est difficile de prévoir combien de temps ce conflit durera. Le repli des marchés tourne autour de cette incertitude. Si le conflit s’étend sur plus de quelques semaines, il pourrait entraîner une période plus soutenue de hausse des prix du pétrole qui, selon nous, fera grimper l’inflation et ralentir la croissance économique. Cela exercerait des pressions continues sur les marchés boursiers et obligataires. 

Le choc sur les prix du pétrole est un problème de transport. Le détroit d’Ormuz, au Moyen Orient, est une voie de navigation par laquelle passent environ 20 %  de l’offre mondiale de pétrole. Une fermeture complète du détroit par l’Iran est peu probable en raison des répercussions négatives sur son économie. Toutefois, compte tenu de l’état actuel du conflit, les volumes d’expédition sont négligeables. Plus cette situation durera longtemps, plus les répercussions sur les marchés et l’économie mondiale seront importantes. 

En résumé, une brève perturbation entraînerait probablement une volatilité temporaire. Une perturbation prolongée exercerait des pressions inflationnistes plus soutenues et resserrerait les conditions financières. Cette distinction déterminera si cet épisode s’avère être un choc de courte durée ou quelque chose de plus structurel.

Et du côté des opérations?

Dans de telles périodes, la rigueur est essentielle. Nous ne cherchons pas à prédire les conséquences géopolitiques. Nous évaluons plutôt la dynamique de l’inflation, les attentes en matière de politique monétaire et le comportement entre les actifs pour déterminer si la conjoncture évolue de façon durable. À ce stade-ci, nous apportons des ajustements mesurés plutôt que des changements généralisés.

Dans notre portefeuille d’actions canadiennes de base, nous avons augmenté modestement la pondération des sociétés pétrolières intégrées et des exploitants de pipelines, ce qui pourrait être avantageux si les prix du pétrole demeurent élevés. Parallèlement, nous avons légèrement réduit nos placements dans les titres cycliques plus sensibles à l’économie et réinvesti dans des sociétés affichant une plus grande stabilité des bénéfices en période d’incertitude.

Pour l’ensemble du portefeuille, nous continuons de sous-pondérer les obligations à long terme traditionnelles. Nous continuons de privilégier les obligations et les prêts hypothécaires mondiaux à court terme et à rendement élevé, qui procurent un revenu moins sensible à la hausse des taux. Nous conservons également une exposition à une stratégie neutre au marché qui n’est pas touchée par une hausse ou une baisse des taux d’intérêt. Le financement provient de l’argent que nous aurions investi dans des obligations traditionnelles et il est conçu pour aider notre portefeuille à performer dans un large éventail de contextes de taux d’intérêt. Dans l’ensemble, les portefeuilles sont positionnés de manière à composer avec une hausse temporaire de l’inflation et une légère augmentation des taux obligataires sans se fier à un seul résultat.

Traverser les épreuves avec une vision à long terme

Il est important de garder les choses en perspective. Les conflits géopolitiques ne sont pas nouveaux sur les marchés financiers. Ce qui détermine l’incidence économique durable n’est pas la manchette elle-même, mais plutôt si l’événement perturbe les canaux d’approvisionnement essentiels ou déclenche des tensions financières plus larges. 

L’histoire montre que les marchés boursiers se sont généralement montrés résilients aux chocs géopolitiques, à moins qu’ils ne modifient fondamentalement la croissance ou la trajectoire des politiques monétaires. Sur de longues périodes, la croissance économique et les bénéfices de sociétés demeurent les principaux facteurs de rendement.

Nous continuerons de suivre de près l’évolution de la situation, en particulier la durée des perturbations de l’approvisionnement en énergie et l’évolution des attentes d’inflation. À ce stade-ci, nous considérons qu’il s’agit d’un événement de volatilité plutôt que d’un changement structurel dans les perspectives mondiales. Nos portefeuilles demeurent diversifiés et bien positionnés pour composer avec un éventail de résultats potentiels.

Il est préférable de rester discipliné plutôt que réactif.


 

 

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