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Revue hebdomadaire des marchés - Composer avec la volatilité des grandes sociétés technologiques

février 06, 2026

Points à retenir :

  • Les récents replis du secteur des technologies sont attribuables aux préoccupations accrues à l’égard des dépenses en immobilisations, plutôt qu’à une détérioration des paramètres fondamentaux des sociétés.
  • Bien que les investisseurs montrent une préférence pour les sociétés de grande qualité qui présentent un avantage structurel, certaines sociétés présentant un potentiel de croissance cyclique se sont redressées.
  • Nous positionnons judicieusement nos portefeuilles de manière à saisir les occasions à long terme liées à l’IA tout en gérant attentivement les risques à court terme. 

Les ventes massives des titres des « sept magnifiques » et du secteur des technologies en général ont été prononcées, mais elles n’ont pas été aléatoires. Essentiellement, le marché est aux prises avec des tensions bien connues : des occasions exceptionnelles à long terme entrent en conflit avec des contraintes à très court terme en matière de flux de trésorerie. Après avoir soulevé les marchés boursiers pendant la plus grande partie de la dernière année, les titres technologiques à grande capitalisation ont subi des pressions, les investisseurs réévaluant le montant qu’ils sont prêts à payer aujourd’hui pour une croissance qui pourrait prendre plus de temps à se matérialiser pleinement.

Cette réévaluation n’a pas été motivée par une détérioration des paramètres fondamentaux. Les bénéfices des sociétés technologiques à grande capitalisation ont généralement été solides et la demande de produits et de services axés sur l’intelligence artificielle (IA) demeure robuste. Au lieu de cela, les investisseurs se sont résolument tournés vers l’intensité du capital. 

Au cours des dernières semaines, plusieurs des plus grandes sociétés technologiques ont présenté des plans de dépenses en immobilisations d’une ampleur sans précédent. Alphabet, Amazon, Microsoft et Meta à elles seules devraient dépenser environ 650 milliards de dollars en immobilisations en 2026. Cette situation est largement liée aux centres de données, aux infrastructures de réseautage et à la capacité de traitement de l’IA. Selon les normes historiques, ce niveau de dépenses rivalise avec les plus importantes constructions d’infrastructures jamais réalisées.

 

Les marchés ont réagi rapidement. L’action d’Amazon a fait l’objet de ventes massives après l’annonce de plans d’investissement de 200 milliards de dollars cette année, tandis que celle de Microsoft a subi sa plus forte baisse depuis 2020 à la suite de dépenses en immobilisations trimestrielles records et de signes de ralentissement de la croissance de l’infonuagique. Le message des marchés a été constant : les investisseurs ne mettent pas en doute l’importance de l’IA, mais débattent du rythme, du calendrier et du rendement final de cette vague de dépenses.

Cette dynamique est particulièrement évidente au sein des semi-conducteurs. La flambée des investissements dans les infrastructures d’IA a alimenté une demande extraordinaire dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, qui a récemment touché le segment de la mémoire. Les écarts de rendement au sein du secteur se sont élargis considérablement, car les titres de grande qualité et avantagés structurellement, comme Nvidia et Broadcom, divergent fortement des sociétés plus exposées aux produits de base comme Micron. À mesure que le capital se tourne vers les sociétés plus sensibles à la hausse des dépenses d’investissement, certains des bénéficiaires les plus cycliques se sont redressés, malgré les questions persistantes au sujet de la durabilité plus tard dans le cycle.

Notre positionnement

Dans ce contexte, nous avons conservé une approche mesurée. Actuellement, nous sous-pondérons légèrement les semi-conducteurs des États-Unis, car nous privilégions la qualité et la durabilité plutôt que le dynamisme à court terme. Même si nous reconnaissons que les titres très cycliques pourraient continuer de bien se comporter si la construction des infrastructures d’IA s’accélère davantage en 2026 et par la suite, ces sociétés ne font pas partie de notre liste d’opinions de base en raison de leur sensibilité aux cycles de tarification et de leur normalisation éventuelle. Cela dit, nous examinons activement les occasions au sein des infrastructures d’IA afin de nous assurer que nous n’assumons pas un risque relatif inutile si cette phase du cycle se prolonge plus longtemps que prévu.

Du côté des logiciels, la récente faiblesse du secteur nous a incités à mettre davantage l’accent sur la sélectivité. Les fortes corrélations entre les titres de logiciels et l’incertitude entourant la façon dont l’IA transformera l’économie des logiciels nous ont incités à réduire notre exposition aux titres plus largement exposés. En revanche, nous observons une résilience accrue des fournisseurs de logiciels intégrés verticalement et propres à un domaine. ServiceNow conserve un solide avantage concurrentiel dans le segment des flux de travail d’entreprise, tandis qu’Intuit conserve sa position dominante en matière de solutions fiscales et comptables. Ces entreprises semblent mieux placées pour intégrer l’IA comme un avantage supplémentaire plutôt que d’y faire face comme une menace perturbatrice.

En bref

Le repli du marché reflète une réévaluation du risque plutôt qu’un effondrement des paramètres fondamentaux. L’ampleur des investissements dans l’IA est extraordinaire, ce qui incite inévitablement à se pencher sur les rendements, les échéanciers et la rigueur en matière de capital. Bien que la volatilité puisse persister à mesure que les marchés décortiquent ces questions, nous continuons de considérer l’IA comme un thème structurel pluriannuel puissant. Notre positionnement reflète un équilibre délibéré : nous maintenons une exposition aux titres gagnants à long terme tout en gérant les risques qui émergent lorsque l’enthousiasme, les dépenses et les valorisations augmentent tous en même temps.


 

Mentions juridiques

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