janvier 09, 2026

Points à retenir :
- Les récents gains de productivité soutiennent la résilience de l’économie américaine
- L’amélioration de la productivité contribue à contenir l’inflation et donne à la Réserve fédérale une plus grande souplesse pour réduire les taux d’intérêt
- Les risques demeurent, mais d’importantes mesures de protection sont en place
À l’aube de 2026, la résilience est une caractéristique déterminante de l’économie américaine (É.-U.). La croissance a tenu le coup malgré les taux d’intérêt toujours
restrictifs, l’incertitude commerciale et le ralentissement du marché de l’emploi. L’une des principales raisons est l’accroissement de la productivité – les entreprises produisent davantage avec les mêmes
ressources, soutenues par l’intelligence artificielle (IA) et les gains d’efficience plus généraux. À mesure que la productivité s’améliore, l’économie peut croître sans compter
sur une augmentation de l’embauche ou de l’endettement. Cette hausse de la productivité explique pourquoi la croissance est demeurée inchangée plutôt que de subir un ralentissement marqué.

Productivité et inflation
Les gains de productivité aident à contenir l’inflation. Lorsque les entreprises peuvent accroître leur production sans accroître leur effectif de façon correspondante, les pressions sur les coûts s’atténuent
et les pressions sur les prix diminuent. De plus, la croissance des salaires n’exerce plus de pressions à la hausse sur les prix. Pour la Réserve fédérale, il s’agit d’événements importants
: ils donnent à penser que l’économie peut continuer de croître sans stimuler l’inflation, ce qui augmente la probabilité qu’elle abaisse les taux d’intérêt au fil du temps.
Les tarifs douaniers ont été moins dommageables
L’une des surprises de 2025 a été que les tarifs douaniers se sont révélés moins inflationnistes et moins perturbateurs de la croissance que prévu. Bien que la politique commerciale ait créé
de l’incertitude, les gains de productivité, la gestion des coûts et les ajustements de la chaîne d’approvisionnement ont aidé les sociétés à atténuer les effets des tarifs douaniers.
L’inflation, bien que toujours supérieure à la cible, a clôturé l’année vers la limite inférieure des prévisions, remettant en question l’hypothèse selon laquelle les tarifs
douaniers relanceraient les pressions sur les prix ou ferait dérailler la croissance.
Risques de baisse, mais facteurs de protection
La résilience de la croissance, une inflation élevée, mais contenue, et les attentes d’une baisse des taux sont devenues le consensus sur le marché et cadrent avec notre point de vue. Le principal risque lié à
ces perspectives serait un revirement marqué de l’optimisme à l’égard de l’IA. Vous souvenez-vous de 2022, lorsque bon nombre de ces titres ont chuté considérablement? Depuis, les investisseurs
ont remis en question la durabilité des bénéfices et des valorisations. Étant donné la concentration du marché dans le thème de l’IA, cela pourrait entraîner une correction importante, qui
aurait une incidence sur l’économie en général et ferait grimper le chômage.
Cela dit, l’économie entre dans cette période avec d’importants coussins. Moins de pressions à la hausse sur l’inflation et une Réserve fédérale plus réceptive offrent un filet de sécurité,
ce qui donne à penser que même les scénarios de baisse seront probablement gérés plutôt que déstabilisants.
Résultat?
L’économie américaine amorce 2026 sur de solides bases. La forte croissance de la productivité permet à l’économie de croître, car l’inflation semble gérable, les pressions sur les salaires
s’atténuent et les taux d’intérêt diminuent. Bien que les risques demeurent, l’ensemble des données indique une expansion plus durable.